Trouver son premier emploi après l’ISTOM peut vite devenir source de doutes : par où commencer, quel poste viser, comment se démarquer quand on débute ? Entre l’envie de s’engager, de donner du sens à son travail et la réalité du marché, la transition entre les études et le monde professionnel n’est pas toujours évidente.
Pourtant, le premier emploi n’est pas une finalité, mais une étape d’apprentissage. À travers cet article, nous partageons des conseils concrets pour aborder cette recherche avec méthode et confiance, appuyés par le témoignage d’Enzo, diplômé de l’ISTOM, qui revient sur son parcours, ses choix et les enseignements tirés de sa première expérience professionnelle.
1. Clarifier son projet
Tu n’as pas besoin d’un projet figé, mais d’une direction !
Avant de candidater, ou même de chercher, identifie clairement tes envies : les domaines qui t’attirent, le type de missions - les intitulés de postes peuvent varier d’une entreprise à une autre -, la ou les destinations qui te font rêver.
Tout ce travail en amont te permettra de ne pas te perdre dans ta recherche. Sois le plus précis dans tes envies dans un premier temps et élargit ton champ des possibles au fur et à mesure. Tu répondras ainsi mieux à ton projet initial 😉
💬 Le point de vue d’Enzo Trouver son premier emploi ou son premier stage, c’est rarement simple. Dans mon cas, je savais une chose : je voulais travailler avec des fruits tropicaux. C’est une direction, mais ça ouvre encore énormément de possibilités. Alors j’ai choisi un point de départ : le lieu. J’aime parler espagnol, j’avais envie de découvrir l’Amérique latine. C’était déjà un premier vrai pas vers quelque chose qui me ressemble. Selon moi, il faut s’asseoir, poser calmement ce que tu désires vraiment,et orienter tes recherches autour de ça. Mais laisse aussi une place à l’inconnu : c’est souvent là que se cachent les plus belles surprises. |
2. Construire un CV et un profil qui parlent aux recruteurs
En rédigeant ton CV, ton seul objectif est d'obtenir le premier entretien du parcours de recrutement. Tout écrit, mention, etc. qui pourrait te desservir, voir ne pas contribuer à cet objectif est à proscrire absolument.
En tant qu’Istomien, tu as déjà de l’expérience grâce aux stages et missions que tu as réalisé durant tes années à l’ISTOM. Ainsi, tu ne pars pas de rien. Il faut donc que tu adaptes ton CV en conséquence :
- met en avant tes compétences, tes stages, les différents projets sur lesquels tu as travaillé et tes savoirs ;
- valorise ton expérience sur le terrain, tes engagements au sein de l’ISTOM, dans des associations, lors de la Mission Jeune Expert
💡 Pour bien construire ton CV et mettre en avant ton profil, identifie et met en lumière tes savoirs. Il en existe trois à différencier :
Les savoirs : ce que l’on connaît : les connaissances théoriques acquises pendant la formation, les cours, les lectures ou les expériences académiques. Connaissances en agronomie, développement durable, agroécologie - Connaissance des enjeux agricoles et alimentaires dans les pays du Sud - Notion de Gestion de projet
Les savoir faire : ce que l’on sait faire concrètement : les compétences pratiques et techniques mobilisées en situation professionnelle. Réaliser un diagnostic de terrain ou une enquête auprès d’acteurs locaux - Analyser des données et rédiger un rapport ou une note de synthèse
Les savoir être : la manière d’agir et de se comporter dans un environnement professionnel : attitudes, qualités humaines et relationnelles. Capacité d’adaptation, notamment en contexte interculturel - Esprit d’équipe et sens de la communication - Autonomie, curiosité et sens de l’engagement
Il est très important également de mettre ton profil en avant aux yeux des recruteurs. Mets à jour régulièrement ton profil LinkedIn pour apparaitre dans les recherches des recruteurs et gagner en visibilité. N’oublie pas aussi qu’à partir de ton profil LinkedIn, tu peux mettre à jour ta page sur istomalumni.org ! Les Alumnis sont aussi des recruteurs ou des soutiens dans ta recherche d’emploi. Mais pour cela, il faut te faire remarquer
| 💬 Le point de vue d’Enzo Ton CV, c’est ton reflet. Avant même de l’écrire, prends le temps de comprendre le poste, l’entreprise, le pays où tu veux postuler. Ensuite, demande-toi : Quelles expériences montrent réellement que j’ai les qualités qu’ils recherchent ? Chaque CV doit être unique, pensé pour un job précis. Par exemple : Dans l’une de mes candidatures, on demandait des compétences en management. Je suis pompier volontaire : je travaille en équipe, en situation réelle. C’est ça, la clé : choisir des expériences vraies, fortes, qui parlent pour toi. |
3. Activer le réseau
Lorsqu’on cherche son premier emploi, le réseau peut sembler inaccessible ou réservé aux profils déjà expérimentés. Pourtant, activer son réseau ne signifie pas demander un poste, mais échanger, poser des questions et s’informer.
Le réseau ISTOM est un véritable atout. Les alumni sont souvent disposés à partager leur parcours, leurs conseils ou leur vision d’un secteur. Un message sur LinkedIn, sur la plateforme istomalumni.org, une rencontre lors d’un événement ou une discussion informelle peuvent ouvrir des perspectives et aider à mieux orienter sa recherche.
Même sans résultat immédiat, ces échanges sont précieux : ils permettent de mieux comprendre les réalités du terrain, de gagner en confiance et de construire progressivement son projet professionnel. Le réseau ne remplace pas les candidatures, mais il constitue un complément essentiel, en particulier pour un premier emploi.
| 💬 Le point de vue d’Enzo Le réseau ISTOM est une vraie force. Dans ma recherche de stage puis de premier emploi, j’ai vraiment utilisé cet atout. Et c’est là que j’ai compris une chose : C’est une vraie chance. |
4. Candidater intelligemment
La recherche du premier emploi demande du temps et de la persévérance. Envoyer des candidatures en grand nombre n’est pas toujours la meilleure stratégie : mieux vaut privilégier des candidatures ciblées, adaptées au poste et à la structure visée. Un CV et une lettre personnalisés montrent l’intérêt porté à l’organisation et permettent de mieux valoriser son profil.
Les réponses négatives, ou l’absence de réponse, font partie du processus. Elles ne remettent pas en cause tes compétences ou ta valeur, mais reflètent souvent la concurrence ou les besoins spécifiques des recruteurs. L’important est de garder une méthode, par exemple en se fixant des objectifs hebdomadaires et en suivant ses candidatures.
Il est essentiel que tu prennes du recul et que tu restes confiant. Chaque candidature, chaque entretien est une expérience qui permet de progresser, d’affiner ton discours et de mieux te connaître. La régularité et la persévérance sont souvent des éléments clés pour décrocher son premier emploi.
| 💬 Le point de vue d’Enzo Candidater, ce n’est jamais simple. Moins de candidatures, mais des candidatures mieux préparées. Et surtout : relance. Si tu n’as pas de réponse au bout de 10 à 15 jours, envoie un message. Les recruteurs apprécient les personnes qui persévèrent et qui montrent un vrai intérêt. N’hésite pas non plus à appeler, à te déplacer quand c’est possible, ou à utiliser LinkedIn pour suivre les personnes de l’entreprise. Souvent, un simple message ou une mise en relation peut faire avancer ton dossier. Candidater intelligemment, c’est ça : être régulier, proactif, et montrer que tu es vraiment motivé |
5. Réussir ses entretiens quand on débute
Lors d’un premier entretien, il est normal de manquer d’expérience. L’objectif n’est pas d’être expert, mais de montrer sa motivation, sa cohérence de parcours et son envie d’apprendre. Les recruteurs attendent avant tout une attitude professionnelle et un intérêt réel pour le poste et la structure.
Savoir présenter son parcours, relier sa formation à l’ISTOM aux missions proposées et assumer son statut de jeune diplômé permet de gagner en crédibilité. L’entretien doit être vu comme un échange, et non comme un examen.
Même lorsqu’il n’aboutit pas, chaque entretien est une étape utile : il aide à prendre confiance, à affiner son discours et à mieux se préparer pour les suivants.
| 💬 Le point de vue d’Enzo Un entretien, ce n’est jamais simple. Si tu as suivi les étapes précédentes : comprendre l’entreprise, construire un CV cohérent, clarifier ce que tu veux, alors il te reste une chose essentielle : t’entraîner. Demande à ta famille, à tes amis, à d’anciens de l’école de te faire passer un entretien fictif. Ils verront ce que toi, tu ne vois pas toujours : tes forces, et les points à améliorer. Et rappelle-toi : les recruteurs ne cherchent pas la perfection. Ils cherchent de la sincérité, de la motivation, et quelqu’un qui sait ce qu’il peut apporter. Reste toi-même, prépare-toi, et le reste suivra. |
Conclusion
La recherche du premier emploi fait partie du parcours de chaque jeune diplômé : c’est le début d’une nouvelle étape de la vie.
Chaque parcours est différent : ta personnalité, tes envies, tes expériences sont uniques donc surtout ne te comparent pas aux autres. Appuie toi sur les ressources que tu as à ta disposition pour réussir et n’hésite pas à demander de l’aide : les Alumni ont une cellule recherche d’emploi qui t’accompagne dans tes candidatures, tes projets et/ou te prépare pour tes entretiens. N’hésite pas à les solliciter !
Et surtout crois en toi, en ton parcours et en tes qualités : un candidat convaincu peut convaincre un recruteur ! 😉
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